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Véra d'Athol.

Ce matin, je suis morte. D'Amour. Tu m'as tuée, comment t'en remercier.- Comment te remercier d'avoir porté le coup final à destination de mon visage ? Oui, aujourd'hui je suis morte, décédée, hors d'atteinte de votre portée. Pardonne moi. Mes erreurs, mes gestes répétitifs. Mes hurlements de joie indéfiissables. Attache moi. Crée une ambiance mortifère. Laisse moi m'imbiber de ce jour affreux, éclairant la pénombre par cette interstice insoudable.- Mon Amour tu sais, on avance. On ne peut plus reculer. Alors pourquoi ça te fait si peur de t'avancer vers moi ? Que cela te couterait-il de ressentir mon souffle sur ta joue ? Mon Amour, l'apparence n'est rien. Une dernière fois, tu ne sais pas. Tu ne sauras jamais l'admiration que j'éprouve face à ta personne. Qui d'autre, aurait fait tout cela. Dans ta jeunesse, à qui penses-tu, à qui limites tu ton Monde ? Ton Père, qui répare tes jouets, ta Mère, qui soigne tes plaies. Aujourd'hui, c'est Toi. Je ne peux te regarder de haut, que ce soit par anatomie ou par moralité. Tu es l'Homme qui, 6 mois plus tard, lui a dit qu'elle était la Femme de sa vie. Il incluait le savoir vivre, l'abstinence, le repoussement du déclin, l'Amour, la délivrance, la force, la vertu, le courage, le remblaiement du mensonge poussé au bout de la sottise. Tu sais cet Homme, il est sorti de nul part, finalement. Il nétait rien, un songe. Puis son appartion laissa place à une perplexité palpable aboutissant au sommum de l'Amour commun et dénoté. Ca n'était ni l'heure, ni le moment, ni le jour, pas même plus la seconde. Nos chaussures étaient pleines de boue, Nos doigts congelés.Sourires illuminés à la volupté enrichissante.Et depuis, plus rien. Toi. Ton regard, tes sourires, tes lèvres, tes mains, ton cou, tes sens, tes gestes. L'odeur délavée d'un parfum de souffre sur mon oreiller. Amour par excès, par défaut. Constante. Arithmétique singulière détériorée à un angle droit trop arrondi. Je t'aime. Regarde toutes ces larmes couler sur mes joues. Ces larmes que tu ne vois pas. Ces larmes dont tu n'es pas au courant. Ces larmes lourdes et assoifées. Mes larmes. De joie. Et maintenant. Et maintenant je découvre ce sentiment communément appelé "Amour". Faut-il te répéter encore que la réalité de la chose de déplore uniquement que le fait que l'épouse a trouvé le mari, que la mère de famille a trouvé le père, que la fiancé a trouvée l'Homme désigné du même nom. - Je suis là, allongée, contre Toi. Réveil Toi dans cette nuit nuptiale, s'il te plait ne me laisse pas seul. Ce matin, je suis morte. D'Amour. De tes lèvres qui doucement se posèrent sur les miennes. Je suis morte de Toi.

# Posté le samedi 13 septembre 2008 15:18

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